Parc de la Garamba : des projets au profit des populations environnantes

François-Xavier de Donnea s’est rendu dans le Parc de la Garamba (en République Démocratique du Congo), dont il préside le Conseil d’Administration, pour évaluer l’état d’avancement des différents projets qui y sont menés.

En marge de cette visite, il s’est ensuite rendu à Isiro pour rencontrer le Gouverneur du Haut-Uele, le Dr. J.P. Lola (à dr. sur la photo ci-dessus), ainsi que le gouvernement provincial.

Le but de cette rencontre consistait à leur présenter l’état d’avancement des projets gérés par le parc au profit des communautés environnantes.

 

La Déclaration de Bruxelles ; Un engagement pour une gestion durable des forêts du Bassin du Congo

A l’initiative de François-Xavier de Donnea, Facilitateur, la 18è Réunion des Parties du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo s’est déroulée à Bruxelles, les 27 et 28 novembre dernier, en présence de S.A.R. la Princesse Esmeralda de Belgique et du Premier Ministre, Charles Michel.

Représentant les milieux scientifiques, académiques, politiques, les Institutions internationales, les ONG, la société civile des zones concernées et les médias, plus de 450 personnes participèrent aux différents ateliers et à la séance plénière.

Le thème de cette rencontre se focalisait sur ‘L’avenir durable pour les forêts du Bassin du Congo, leurs habitants, leur faune et leur flore’. Outre la qualité et la richesse des échanges, la 18è Réunion des Parties du PFBC a permis de déterminer des engagements importants pour le futur de cette région, engagements coulés dans ‘La Déclaration de Bruxelles’ (Lire le reportage paru dans Afrique Environnement Plus).

Déclaration de Bruxelles
18è Réunion des parties du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo

Les pays et organisations membres du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo, réunis à Bruxelles dans le cadre de la 18è réunion des Parties, auxquels s’associent les participants au dialogue politique de haut niveau organisé à cette occasion par la facilitation belge du PFBC :

A.  Rappellent que les forêts du Bassin du Congo, qui forment le second massif forestier tropical de la planète  et  s’étendent  sur  deux  millions de km2,  sont  le  cadre  de  vie  de  trente  millions  de personnes, constituent un pôle de biodiversité unique au monde, contribuent aux efforts globaux
en vue de l’atténuation du changement climatique et représentent un réservoir de ressources renouvelables pour le développement durable des pays d’Afrique centrale;
B.  Estiment que, gérées durablement en tant que ressources renouvelables, notamment dans les aires  protégées,  ces  forêts  sont  à  même  de  constituer  un  formidable  vecteur  de  croissance économique  et  de  création  de  richesses  pour  les  populations  actuelles  et  futures  des  pays d’Afrique centrale ;
C.  Soulignent  que  la  mise  en  œuvre  de  cadres  de gouvernance  efficaces,  impliquant  une participation active de la société civile, des peuples autochtones, des communautés locales, des femmes et des jeunes, est nécessaire pour protéger le potentiel des forêts du bassin du Congo et pour  empêcher  un  appauvrissement  irrémédiable  de  leur  biodiversité  abondante  et exceptionnelle;
D. Réaffirment leur engagement permanent à œuvrer à la conservation et à la gestion durable des forêts du bassin du Congo, de la riche biodiversité qu’elles abritent, et de leur potentiel pour améliorer les conditions et les modes de vie de toutes les populations qui, localement et à travers le monde, bénéficient de leurs ressources et de leurs services éco systémiques ;
E.  Réaffirment:
  L’importance  à  accorder  à  une  application  efficace  des  cadres  juridiques  et réglementaires nationaux, qui doivent constituer le principal pilier de gouvernance pour entretenir les valeurs économiques, biologiques et culturelles des ressources naturelles renouvelables des forêts du bassin du Congo ;
  Le rôle de la gestion durable des forêts dans le contexte des efforts globaux pour lutter contre le changement climatique ;
  L’importance  du  fonctionnement  efficace  des  organisations  régionales  dédiées  à  la conservation des forêts d’Afrique centrale et de leurs valeurs, et considèrent à cet égard les engagements pris par les Etats d’Afrique centrale dans la déclaration de Yaoundé (1999),  dans  le  traité  instituant  la  COMIFAC  (2005)  et  dans  la  décision  faisant  de  la COMIFAC un organisme spécialisé de la CEEAC (2007) ;
F.  Considèrent  que  les  partenariats  entre  pays  d’Afrique  centrale  et  avec  la  communauté internationale, en ce compris les financements, jouent un rôle essentiel dans les efforts que ces pays mettent en œuvre pour conserver et gérer durablement leurs ressources naturelles;
G. Considèrent  que  les  nombreuses  conventions  et  initiatives intergouvernementales, internationales  et/ou  régionales  consacrées  au  développement  durable  à  l’échelle  globale peuvent d’une part renforcer les efforts nationaux et les partenariats bilatéraux qui appuient la mise en œuvre de cadres de gouvernance propices à la gestion durable dans les forêts du Bassin du Congo ; et d’autre part contribuer à la réalisation des objectifs du développement durable ;

1.  En  ce  qui  concerne  les  efforts  de  conservation  et  de  gestion  durable  des  écosystèmes,  de  la biodiversité et des exceptionnelles ressources fauniques des forêts du Bassin du Congo :
  Notent que le Conseil de sécurité des Nations Unies a établi que le trafic d’espèces sauvages issues des forêts du Bassin du Congo alimente les conflits et menace la sécurité régionale et nationale. Le trafic des espèces sauvages et l’exploitation des ressources naturelles peuvent également financer des milices et des groupes armés ;
  Soulignent  l’importance  de  mettre  en  œuvre  des  efforts  intersectoriels  concertés  en  vue  de combattre  le  braconnage  transfrontalier  en  Afrique  centrale,  en  mobilisant  notamment  les Ministères chargés de l’Environnement et des Forêts, de la Défense, de l’Agriculture, ainsi que les Ministères de la Justice et de l’Intérieur ;
  Soulignent que les pays destinataires des trafics et les agences internationales (telles que la CITES) ont un rôle dans la mise en œuvre d’approches visant à améliorer la surveillance, à dissuader les trafics, et à appuyer les cadres opérationnels sous‐régionaux de lutte anti‐braconnage ;
  Rappellent que l’exploitation forestière illégale et les autres pratiques illégales d’exploitation des terres et des ressources naturelles menacent les forêts du bassin du Congo, affaiblissent l’état de droit et peuvent également constituer une source de conflits ;
2.  En ce qui concerne la contribution du secteur privé à la gestion durable des forêts et des autres ressources naturelles exploitées dans le bassin du Congo :
  Encouragent  le  secteur  privé  à  œuvrer  dans  la  transparence  et  à  participer  aux  initiatives d’encadrement  volontaire  des  bonnes  pratiques  qui  existent  dans  la  plupart  des  secteurs économiques impactant les forêts du bassin du Congo;
  Soulignent  que  le  développement  de  modèles  économiques  durables  par  le  secteur  privé nécessite des cadres politiques, juridiques et fiscaux clairs et stables, notamment en matière d’aménagement du territoire, et encouragent les pays d’Afrique centrale et leurs partenaires internationaux à œuvrer en ce sens ;
3. En ce qui concerne les efforts communs déployés dans le bassin du Congo pour lutter contre le changement climatique :
  Encouragent  la  coordination  et  la  cohérence  des  stratégies,  des  programmes  d’appui  et  des mécanismes de financement, selon les cas, dans les pays du Bassin du Congo, notamment au niveau du processus REDD+ (Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation), de la formulation des CDN (Contributions Déterminées au niveau National, dans le cadre de l’Accord de Paris), et de la mise en œuvre du défi de Bonn (restauration des paysages forestiers) ;
  Mettent  en  exergue  le  rôle  clé  des  tourbières  du  bassin  du  Congo  dans  les  stratégies d’atténuation et d’adaptation, et appellent à l’adoption d’approches pour leur gestion durable;
4.  En ce qui concerne la contribution de la recherche scientifique et des institutions de formation à la conservation et à la gestion durable des forêts du bassin du Congo :
  Se réjouissent de la diversité des initiatives de recherche visant à améliorer les connaissances sur les  dynamiques  biologiques  et  environnementales  qui  conditionnent  le  maintien  et  le
renouvellement des ressources naturelles des forêts du Bassin du Congo ; notamment en ce qui  concerne la contribution de ces forêts aux efforts d’atténuation du changement climatique ;
  Apprécient et encouragent les efforts communs des organismes de recherche et des institutions de formation des pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique visant à avoir recours à une stratégie commune  et  à  mettre  en  place  un  réseau  international  spécifiquement  dédié aux études interdisciplinaires sur la valorisation et la préservation des ressources naturelles des forêts du Bassin du Congo.

Une conférence ministérielle sur le braconnage en janvier 2019

Du 22 au 25/10, François-Xavier de Donnea, Facilitateur du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo, s’est rendu au Tchad dans le cadre de l’organisation par le Partenariat, la Commission pour les Forêts d’Afrique Centrale et le Tchad, d’une Conférence ministérielle sur la circulation trans-frontalière des groupes armés se livrant au braconnage dans la sous-région comprenant le Tchad, le Niger, le Soudan, le Cameroun, la République centrafricaine, le Sud-Soudan et la RD Congo.

 

Cette Conférence se réunira à N’Djamena du 23 au 25 janvier  2019.

 

A cette occasion François-Xavier de Donnea a été reçu en audience par le Président de la République du Tchad, M. Idriss Déby.

 

Découvrez le nouveau site Internet de la Fondation Virunga

François-Xavier de Donnea, Président du Fonds Virunga Belgique, a le plaisir de vous présenter le tout nouveau site Internet de la Virunga Foundation, Fondation gestionnaire du Parc national des Virunga :

http://www.virunga.org/fr

Parcourez le sans attendre pour découvrir ce Parc grandiose, sa faune et sa flore uniques et pour tout savoir des efforts entrepris pour protéger les derniers gorilles de montagne.

Regardez aussi la vidéo dans laquelle Emmanuel de Merode, Directeur du Parc, présente l’Alliance Virunga et les projets de développement menés au profit des populations environnantes.

 

 

 

Entrée diplomatique et politique réussie du Ministre d’Etat François-Xavier de Donnea, Facilitateur du Royaume de la Belgique du PFBC

Du 19 au 20 avril 2018, le Ministre d’Etat François-Xavier de Donnea, Facilitateur du PFBC a effectué une mission à Yaoundé la capitale politique du Cameroun. Le Facilitateur a rencontré successivement le Ministre Jules Doert Ndongo, Ministre des Forêts et de la Faune (MINFOF), le Ministre HELE PIERRE, Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED) et le Ministre Joseph Beti Assomo, Ministre Délégué en charge de la Défense (MINDEF).Entre autres au programme de cette importante mission, une table ronde des Chefs de Missions des partenaires du PFBC, une visite du Facilitateur au Secrétariat Exécutif de la COMIFAC, des réunions avec les partenaires techniques et les représentants des différents collèges du PFBC au tour de la nouvelle vision et orientation stratégique de la Feuille de route de la Facilitation du Royaume de la Belgique du PFBC.François-Xavier de Donnea  a présenté sa feuille de route 2018-2019. Celle-ci a remporté l’adhésion sans réserve des politiques et sur les deux axes d’intervention du Facilitateur : Relever le niveau d’appropriation politique de haut niveau du PFBC (réunion des parties à Bruxelles) et promouvoir une approche transfrontalière restreinte (quelques pays y compris pays non membres avec une capacité de « nuisance ») et de haut niveau (N’djamena en octobre ou janvier 2019 et Tridom au cours de 2019).L’annonce de la Réunion des Parties du PFBC à Bruxelles a été favorablement accueillie par l’ensemble des Parties.

En ce qui concerne la réunion de haut niveau du Tchad, la COMIFAC,  l’OCFSA et les partenaires ciblés seront invités à y réfléchir pour plus de propositions pouvant mener à des actions concrètes. De plus seront invités en sus des pays COMIFAC : Tchad, RCA, RDC et Cameroun, les pays frontaliers ayant une influence dans les parcs/réserves.

Les parties ont aussi demandé à ce que la Facilitation s’implique dans la clarification du paysage institutionnel sous régionale et en sus à faciliter une transparence ou meilleure cartographie des interventions des partenaires.

On retiendra de cette rencontre :

« Qu’il y a consensus sur la nature du problème, sur l’urgence d’agir, c’est l’objet des conférences et demeure utile pour construire la conscience collective. Il a lieu maintenant de déterminer comment faire ?»

« Qu’il y a urgence de réduire le gap entre conservations et le développement des communautés riveraines des parcs. Il y a urgence d’investir dans les zones qui entourent des parcs pour offrir des alternatives aux communautés riveraines et ainsi pour réduire la pression sur les parcs. Pour réussir la conservation des forêts, il faut investir dans les communautés riveraines. Le Partenariat public privé pourrait être un instrument nécessaire à l’exemple du projet de construction d’une centrale hydroelectrique dans les Virunga ou encore l’engagement du Génie Militaire dans la construction des infrastructures. Désamorcer les prédations locales n’est possible qu’en investissant dans les parcs afin que ces sites ne soient pas gérés comme des Zoos…

Durant sa mission, le Facilitateur du PFBC a rencontré successivement le Ministre Jules Doert Ndongo, Ministre des Forêts et de la Faune (MINFOF), le Ministre HELE PIERRE, Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED) et le Ministre Joseph Beti Assomo, Ministre Délégué en charge de la Défense (MINDEF).

Voir toutes les photos ici

 

 

F-X. de Donnea est nommé facilitateur du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo en 2018‐2019

Depuis le 1er mars 2018, la Belgique  assure la facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo en 2018‐2019, en remplacement de l’Union européenne.

Le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) a pour objet de promouvoir la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo.

Le PFBC a été lancé par Colin Powell, ancien Secrétaire d’État des Etats-Unis,  lors du Sommet Mondial sur le Développement Durable à Johannesburg en 2002, comme partenariat non-contraignant enregistré auprès de la Commission pour le Développement Durable des Nations Unies.

C’est François-Xavier de Donnea qui a été désigné par le Ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, pour assurer la fonction de Facilitateur durant ces deux années.

« Il est essentiel, pour la Belgique et pour les autres partenaires du PFBC, d’appuyer les efforts que les pays d’Afrique centrale s’efforcent de mettre en œuvre pour exploiter durablement leurs ressources naturelles » a-t-il notamment déclaré.

Une des priorités retenues pour l’année 2018 concerne la lutte contre les trafics illégaux des espèces sauvages. « Les réseaux de braconnage organisé ont des impacts destructeurs, notamment sur certaines espèces emblématiques et menacées comme les éléphants. Ils déstabilisent les cadres de vie des populations locales et constituent des menaces majeures pour la sécurité dans certaines régions transfrontalières du bassin du Congo. Des réponses concertées sont aujourd’hui nécessaires et urgentes, et le PFBC offre un cadre pour les élaborer » a ajouté François-Xavier de Donnea.
Une feuille de route de la facilitation belge est en cours en finalisation.

Lire le communiqué de presse

Visiter le site web du PFBC

La Fondation Virunga Belgique aide les veuves de rangers du Parc

François-Xavier de Donnea s’est rendu en République Démocratique du Congo dans le Parc National des Virunga où il a pu visiter l’atelier de couture des Veuves de rangers décédés en service commandé, situé à Rumangabo.
Cet atelier permet aux Veuves d’acquérir un métier, un revenu et partant plus d’autonomie. Il est vital pour leur permettre d’assurer leur avenir et celui de leurs enfants malgré le drame qui les a frappées.
Pour en savoir plus sur la Fondation Virunga visitez le site www.virunga.org/fr

SAR la Princesse Esmeralda de Belgique filme les Virunga

Retour en images sur l’avant-première du documentaire réalisé par SAR la princesse Esmeralda de Belgique et Nicolas Delvaux ‘Virunga l’espoir pour tout un peuple’ qui a eu lieu le 1er décembre 2016 à l’Institut royal des Sciences Naturelles, en présence des auteurs et de François-Xavier de Donnea, Président de la Fondation Virunga Belgique. Gérald Wathelet de la RTBf (à dr. sur la photo) assura la présentation de la soirée.

Pour en savoir plus sur la Fondation Virunga visitez le site www.virunga.org/fr

Plaidoyer pour une intervention plus efficace de la MONUSCO en RDC

New York, François-Xavier de Donnea a rencontré des Responsables de la MONUSCO en République Démocratique du Congo et les Représentants permanents de la Belgique, de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

Il a plaidé pour une intervention plus efficace de la MONUSCO, en collaboration avec les gardes et les FARDC dans la lutte contre les groupes armés qui sévissent dans le Parc National des Virunga et de la Garamba en République Démocratique du Congo.

François-Xavier de Donnea a insisté sur l’importance, pour arriver à éradiquer les groupes armés à l’EST de la RDC, de les couper de leurs sanctuaires et de leurs sources de financement dans les parcs (charbon de bois illégal, pêche illégale, braconnage,…

F-X. de Donnea nommé Président du CA de l’African Parks Congo

François-Xavier de Donnea a été nommé Président du conseil d’Administration de l’asbl African Parks Congo qui gère le parc national de la Garamba dans la région du Haut-Uele au Nord-Est de la province orientale de la République Démocratique du Congo.

Le parc national de la Garamba est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.

François-Xavier de Donnea a participé à la 1è visite de terrain au Parc National de la Garamba, de S. Exc. le Prof. Evariste BOSHAB, Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de la RDC, de Mr. Jean BAMANISA Gouverneur de la Province Orientale,  ainsi que d’une forte délégation, laquelle a constitué un temps fort et un acte fondateur de la 1ère Assemblée Générale de la nouvelle ONGD, « APN-CONGO » (African Parks Networks Congo), nouveau partenaire de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).
Cette visite a été l’occasion pour leurs  Excellences de se rendre compte des efforts de lutte anti-braconnage menés par les gardes du Parc national de la GARAMBA, pour maintenir la biodiversité de ce prestigieux Site du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Leurs présences  et leurs contributions apportent des éléments essentiels pour rétablir la sécurité de la sous-région.

Leurs Excellences ont pu mesurer le rôle important du pillage des ressources naturelles et en particulier du massacre des éléphants pour leur ivoire dans la dissémination  des armes et des munitions mais aussi dans le support aux différentes rébellions de la sous-région (LRA, Seleka, Janjawiet, et autres groupes armés).
Ils ont pris note des besoins exprimés par l’équipe de gestion du parc, de rajeunissement et d’accroissement du corps des gardes mais aussi de la nécessité d’adapter ce corps au contexte de la sous-région en le spécialisant en unités d’intervention et en améliorant de manière significative leurs matériels de défense.
Leurs Excellences ont pris la mesure des recommandations faites par les autorités du Parc qui travaillent d’arrache-pied avec les éléments de la FARDC, en appui de la MONUSCO et d’AFRICOM, pour éradiquer le braconnage professionnel et les groupes armées. Des résultats encourageants ont été enregistrés, notamment un répit du braconnage d’éléphants, qui méritent d’être appuyés.
Leurs Excellences ont mesuré l’importance d’une action diplomatique à l’égard des pays asiatiques et en particulier de la République de Chine sur le commerce de l’ivoire pour préserver une identité du continent africain mais aussi pour catalyser la lutte contre la criminalité et le terrorisme.
Leurs Excellences se sont félicitées du lancement du programme PIN 11è FED « Environnement et Développement Durable » de l’Union Européenne qui vise, tout en appuyant les aires protégées, à mettre l’accent sur la lutte contre la pauvreté et promouvoir les actions alternatives de développement rural intégré afin d’améliorer les conditions de vie des populations riveraines des parcs. Pour le Vice-Premier Ministre, la lutte contre la pauvreté couplée à l’action de conservation et d’éducation, axée notamment sur la formation de la jeunesse, constituent des axes prioritaires pour asseoir à long terme la conservation.
Par ailleurs, Leurs Excellences se sont félicitées de l’existence du PPP (Partenariat Public- Privé) entre l’ICCN  et  l’APN (African Parks Network) qui a permis l’amélioration de la conservation du Parc National de la Garamba, grâce, entre autre, à de forts appuis de l’UE, de la Banque Mondiale, de l’UNESCO et des Fondations Privées, pour la gestion du Parc National de la Garamba, et la mise en œuvre par le Gouvernement et APN.
Suite à l’importance des ces questions sur les plans local, national, sous-régional et international, le Vice-Premier Ministre a décidé de solliciter l’inscription à l’ordre du jour d’un des prochains Conseils des Ministres, un point spécifique relatif à son importante visite de terrain à la GARAMBA.